Lutter contre les vSS ET LES DISCRIMINATIONS
LUTTER
CONTRE
LES
VSS
ET
LES
DISCRIMINATIONS

1. Pourquoi un dispositif ?

Les violences sexistes et sexuelles (VSS) et les discriminations demeurent présentes dans l’enseignement supérieur. Leur prévention et leur traitement constituent une volonté, un engagement et une obligation. Notre école met en place une approche structurée afin de garantir un cadre d’apprentissage sûr, respectueux et conforme aux exigences légales et réglementaires, éthiques et déontologiques.

2. Engagement de l’EPG

L’école s’engage à :

  • assurer la protection et la sécurité de l’ensemble de la communauté éducative
  • informer, former et sensibiliser régulièrement
  • rendre accessible un dispositif d’écoute et de signalement
  • garantir la confidentialité, l’impartialité et l’orientation adaptée des personnes concernées
  • traiter chaque situation avec diligence.

3. Le dispositif de signalement, d’écoute et d’accompagnement

3.1. CADRE ET ÉMISSION DU Signalement

Toute étudiante de l’EPG ou toute formateurrice, toute salariée ou prestataire de l’EPG, intervenante qu’ilelle ait été victime, témoin, ou qu’ilelle ait eu connaissance d’un fait de 

  • Violences sexistes et sexuelles (VSS)
    Selon la définition du ministère chargé de l’Enseignement supérieur, les VSS regroupent l’ensemble des situations dans lesquelles une personne impose à autrui des comportements, un ou des propos (oral ou écrit), gestes ou actes à caractère sexuel ou sexiste, en l’absence de consentement (désormais inscrit dans la définition pénale du viol).
    Elles comprennent notamment : injures ou propos sexistes ou sexuels, outrages sexistes (Code pénal, art. R. 625-7 et suivants) ou outrage sexiste aggravé (article 222-33-1-1 du Code pénal), discriminations à caractère sexiste, exhibition sexuelle, voyeurisme, harcèlement sexuel, cyberharcèlement à caractère sexuel, agressions sexuelles (art. 222-22 et suivants du Code pénal), viol (art. 222-23).
  • Harcèlement(s)
    Selon le Code pénal :
    Harcèlement moral (art. 222-33-2)
    Harcèlement sexuel (art. 222-33)
  • Discriminations
    Conformément à l’article 225-1 du Code pénal, toute discrimination fondée notamment sur : l’origine, le sexe, l’apparence physique, l’appartenance ou la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’état de santé, le handicap, l’âge, les opinions politiques, les activités syndicales. (Liste non exhaustive.)

peut émettre un signalement sécurisé et confidentiel.

À noter :
Le dépôt d’une éventuelle plainte pénale est une démarche indépendante, distincte de la procédure interne. La procédure interne ne remplace ni ne suspend une éventuelle procédure judiciaire, qui relève des autorités compétentes (police/gendarmerie, justice).
En cas de faits susceptibles de constituer des infractions pénales (harcèlement sexuel, agression sexuelle, violences physiques ou morales), il est ainsi recommandé de déposer plainte auprès des services de police, de gendarmerie ou du parquet.

3.2. Principes généraux

Le dispositif repose sur les principes suivants :

  • Accueil inconditionnel de la parole
  • Respect du rythme et des choix de la personne concernée
  • Confidentialité stricte
  • Non-substitution aux procédures judiciaires
  • Distinction entre prévention, accueil du signalement, traitement et décision
  • Absence de conséquence pédagogique liée au signalement

3.3.Modalités de signalement

L’accueil est assuré par Gaël REBEL, référente VSS.

Toute personne peut :

L’anonymat limite les actions possibles de la cellule VSS :

  • impossibilité de mettre en place des mesures d’éloignement,
  • impossibilité de conduire une enquête interne contradictoire,
  • impossibilité d’engager une procédure disciplinaire à l’encontre de la/des personne.s mise.s en cause.

Tout signalement fera l’objet d’une analyse rigoureuse qui est tenue au secret professionnel.

Le signalement nominatif contient :  

  •   l’identité des personnes concernées (personne plaignante, personne mise en cause et témoins éventuels), 
  •   une description précise des faits (dates, lieux, circonstances),
  •   tous éléments matériels utiles à la compréhension des faits (échanges, témoignages, etc.).

3.4. Écoute et accompagnement

3.4.1 - Définition et objectifs

La primo écoute (point d’entrée du dispositif) est un temps d’accueil, d’écoute et d’information, assuré par la référente VSS.

Elle a pour objectifs :

  • d’accueillir la parole sans jugement,
  • de clarifier la situation rapportée (qualification),
  • d’informer la personne sur les options possibles,
  • de rappeler les principes de confidentialité et de consentement.

3.4.2 - Le cadre

La primo écoute :

  • ne constitue pas une enquête,
  • ne donne lieu à aucune transmission automatique,
  • n’engage aucune décision sans l’accord de la personne concernée,
  • peut être unique ou renouvelée selon les besoins.

La référente VSS externe, formée à l’écoute et à la gestion de situations de violences, assure :

  • une écoute neutre et impartiale
  • un accueil confidentiel
  • une aide à l’objectivation de la situation
  • une orientation vers les services adaptés (psychologie, santé, social, juridique, instances internes ou professionnelles)
  • la confidentialité est garantie dans le cadre légal (sauf devoir d’alerte en cas de danger grave et imminent ou de faits criminels - Code pénal art. 434-1, 434-3).
  • L’anonymat est respecté si demandé.

Vous pouvez télécharger la note de cadrage de la primo-écoute ICI et un modèle vierge de CR ICI.

3.5. Traitement et suivi INTERNE

Chaque signalement fait l’objet d’une analyse, de mesures de protection si nécessaire, d’un suivi par les personnes habilitées.

Si le signalement est nominatif, la personne (auteurrice du signalement) est informée des étapes possibles et des suites données, dans le respect du secret professionnel.
La personne mise en cause n’est informée que si un suivi interne est déclenché, dans le respect du contradictoire et du principe de proportionnalité (adaptée à l’objectif poursuivi, nécessaire et proportionnée, au regard de la gravité des faits). 

3.5.1 - Conditions de déclenchement :

Un suivi interne peut être envisagé :

  • après une primo écoute,
  • à la demande de la personne concernée ou avec son accord explicite,
  • ou lorsque la situation le nécessite pour des raisons de protection ou de fonctionnement institutionnel.

3.5.2 - Instance de suivi restreinte 

Lorsque cela est pertinent, une instance restreinte de suivi peut être constituée, associant :

L’instance de suivi a pour missions :

  • d’analyser les faits rapportés au regard des VSS et des discriminations,
  • d’évaluer la nécessité de mesures de protection,
  • de proposer des orientations adaptées (internes ou externes),
  • de distinguer ce qui pourrait relever d’une régulation/conciliation/médiation,
  • d’assurer un suivi de la situation dans le respect de la confidentialité.

Elle n’a pas vocation à :

  • qualifier juridiquement les faits,
  • instruire une plainte,
  • se substituer aux autorités compétentes.

3.6.traitement et suivi : orientation vers des dispositifs externes

À tout moment, et en fonction des besoins exprimés, la personne concernée peut être orientée vers des ressources externes, notamment :

  • associations d’aide aux victimes,
  • professionnelles du soin (psychologues),
  • professionnelles du droit (avocates),
  • Défenseur des droits,
  • instances ordinales (éthique) ou déontologiques,
  • forces de l’ordre et autorités judiciaires.

Ces orientations sont proposées, jamais imposées.

3.7. Numéros d'urgence

  • 17 – La police et la gendarmerie
  • 114 (en remplacement du 15, du 17 et du 18 pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques)
  • 112 - Les services d'urgence européen 
  • 15 - Les urgences médicales (SAMU)
  • 18 - Les pompiers

Vous pouvez également retrouver d'autres ressources et numéros utiles sur : le site de l'observatoire des VSS dans l'enseignement supérieur et/ou sur le site du ministère de l'enseignement supérieur de la recherche et de l'espace

4. Le COMITÉ DE PILOTAGE (COPIL)


Parallèlement à la cellule d’écoute et de signalement, un comité de pilotage (COPIL) est mis en place pour élaborer une politique approfondie, méliorative, structurée et durable qui organisera, chaque année, le recueil anonyme et confidentiel des retours de l’ensemble de la communauté.
La note de cadrage du Copil (rôle, missions, périmètre et limite, principes de fonctionnement...) est téléchargeable ICI.  

Missions du COPIL :

  • structurer la politique globale de prévention des VSS et discriminations
  • coordonner les actions et leur suivi
  • déployer les actions d’information et de sensibilisation
  • organiser un recueil annuel anonyme des retours étudiantes et des formateurrices
  • améliorer en continu le dispositif (notamment prévoir le dispositif de plainte…)

Le COPIL :

    • ne reçoit pas de signalements individuels,
    • n’intervient pas dans le suivi des situations,
    • travaille à partir d’enseignements transversaux.

Nous contacter

Copil VSS :

Représentant.e.s étudiant.e.s au Copil :

  •       Adresse mail mutualisée pour les étudiant.e.s représentant.e.s : lien.copil@epg-gestalt.fr

Composition du COPIL :

  • 2 formateurrices - déléguées de cycle 1 : Anne Bruas et Stephan Lert
  • 2 référentes de cycle 2 : Anne Carpentier et Nathalie Lavergne
  • 2 formateurrices - déléguées de cycle 3 : Laurent Biscarrat et Hélène Cuvelier Stevenson
  • 2 salariées : Bénédicte Levrat et Pierre-Yves Laurans
  • 2 membres du Bureau : Elisabetta Caldera et Annie Schnerb
  • 3 représentan.t.e.s étudiant.e.s des 3 cycles et suppléant.e.s :
    Cycle 1 : Gabriel Quiros Borée / Nadège Guillot (suppléante)
    Cycle 2 : Milo Pénicaut / Pas de suppléant.e à ce jour - 1 seule candidature présentée
    Cycle 3 :
     Jayo Grassin / Ellie Piednoir (suppléante)
  • la référente externe de primo écoute : Gaël Rebel