Comprendre les origines et la singularité de la dépendance affective.
Différencier la dépendance affective des formes plurielles d’addiction. Elle peut parfois croiser les mécanismes de l’addiction à un produit ou à un comportement.
Acquérir des notions sur la théorie de l’attachement. Revisiter les styles d’attachement : secure, insecure, désorganisé. Mesurer l’impact d'un type d’attachement insécure. Explorer le trouble d’anxiété de la séparation.
Réfléchir à une modalité d’accompagnement spécifique à la dépendance affective, en accord avec la posture et les fondamentaux de la Gestalt-thérapie.
Découvrir différents leviers de travail thérapeutique. Expérimenter des variantes d’accompagnement pour le cas précis de la dépendance à une relation.
Proposer et mener des expérimentations, dans l’ici et maintenant. Identifier des clés pour orienter le patient vers un ajustement créateur.
Apprendre à accompagner le client si la relation thérapeutique devient addictive. Soutenir l’émergence progressive de l’autonomie affective.
Compétences développées
Identifier ses propres modes d’attachement qui interférent dans la relation thérapeutique. Accueillir le type d’attachement du client pour mieux l’accompagner.
Mettre en place le cadre, les conditions nécessaires pour favoriser un travail de transformation de la dépendance affective. Compréhension clinique et ajustement des interactions client-thérapeute.
Acquérir des apports théoriques et des éclairages psychopathologiques. Apprentissage avec des études de cas clinique et de practicum supervisés.
DESCRIPTION
« Les dépendances interpersonnelles ne sont pas comme des addictions. Ce sont des addictions » (Peele, 1975).
Les addictions interpersonnelles font partie des addictions dites « sans substance » ou comportementales. Des travaux montrent l’implication des mêmes régions cérébrales et des mêmes neurotransmetteurs dans la dépendance aux substances comme dans la dépendance émotionnelle à une personne, si elle est perçue essentielle à la survie.
La dépendance affective se manifeste par un attachement excessif, un besoin irrépressible de l’autre. C’est un état de détresse qui repose sur une carence affective, une peur de l’abandon et du rejet. La solitude augmente le sentiment d’impuissance et de faiblesse. Cette dépendance ne porte pas sur un produit, mais sur la relation à l’autre et une demande de prise en charge par l’autre.
Même si le besoin de sécurité et de reconnaissance est fort, la réussite socio-professionnelle est le plus souvent performante. Les relations sociales sont dominées par le besoin des autres et la recherche de leur approbation. La personne appréhende d’être abandonnée et présente une sensibilité forte aux critiques d’autrui. La peur d’être jugée génère de la timidité sociale. Elle est souvent effacée et conciliante. La crainte des reproches peut lui faire éviter certaines activités sociales ou professionnelles. Ou alors la sur-adaptation s’avère massive.
La dépendance affective devient problématique quand elle enferme la personne au lieu de l’ouvrir sur l’altérité. Elle est basée sur un mécanisme d’évitement de la solitude, de la colère et de prendre la responsabilité de sa vie, ce qui empêche les ajustements créateurs. La personne est souvent aux prises avec des angoisses existentielles. Elle endure la situation, préfère la douleur au vide, néglige ses désirs et ses propres besoins jusqu’à tolérer l’inacceptable, dans certains cas.
La dépendance affective qui s’invite dans nos cabinets, concerne les sphères professionnelle, sociale et familiale dont certains écueils dans la parentalité. Et aussi particulièrement la sphère des relations conjugales où la dépendance affective peut s’installer à des degrés différents, jusqu’à l’emprise ou la violence conjugale, dans des cas extrêmes. Si l’amour peut soutenir l’autonomie, la dépendance affective consume l’estime de soi et entrave les processus de décision.
La relation thérapeutique joue alors un rôle central. Le travail sur soi permet de se dégager du regard de l’autre et d’une demande excessive de reconnaissance. Le thérapeute devient une figure avec laquelle le dépendant expérimente un nouveau type de lien : soutenant sans fusion et confrontant sans rejet. Le client peut alors goûter au sein de la relation thérapeutique à une expérience d’attachement « suffisamment bonne » pour renoncer à ses ajustements conservateurs et à certains comportements addictifs. La prise en charge peut se faire avec un éclairage psychopathologique. Et la Gestalt-thérapie présente des apports spécifiques pertinents avec une posture adaptée pour un accompagnement de la dépendance affective.
PUBLIC VISÉ
Étudiant.e.s en troisième cycle.
Gestalt thérapeutes et gestalt praticien.ne.s.
Thérapeutes en activité, quelle que soit leur orientation théorique.
PRÉREQUIS
Être inscrit en troisième cycle à l’EPG ou dans une école de gestalt-thérapie reconnue.
Être gestalt-thérapeute formé.e à l'EPG ou dans une école reconnue.
MOYENS PÉDAGOGIQUES, TECHNIQUES ET D’ENCADREMENT
Moyens Pédagogiques :
Exposés théoriques et supports didactiques.
Expérimentations en binôme ou petits groupes et restitution.
Practicums. Mise en situation. Supervision.
Présentation de situations cliniques.
Travaux réflexifs et partages d’expériences en sous-groupes.
Outils pédagogiques :
Livret pédagogique remis sur place aux stagiaires.
Forme de l’évaluation
L’évaluation s’appuie sur la capacité de l’étudiant.e à :
S’impliquer dans les expériences
S’interroger et partager ses réflexions
Faire des liens entre les connaissances apportées par le stage et les compétences acquises en termes de posture gestaltiste
Questionnaire de satisfaction en fin de formation
FORMES DE L’ÉVALUATION
Active : un retour théorique sur les connaissances acquises est proposé aux participant.es.
Pédagogie Interactive : les échanges et mises en situation sont des éléments d’évaluation, d’auto-évaluation et de pistes de progression.
CALENDRIER
RÉFÉRENCE
DATES & HORAIRES
DURÉE
LIEUX
ANIMATEUR·RICE·S
TARIF Institutionnel
TARIF Individuel
Référence : 27DPA
Date & horaires : Du 03 au 04 juillet 2027 Jour 1 : de 9h30 à 18h
Jour 2 : de 9h à 17h30